Françoise Barthélemy

Françoise Barthélemy est présidente de la commission interministérielle de labellisation (CIL). Conseillère scientifique pour les formations, elle représente Simone Bonnafous, directrice générale de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle au ministère de l'Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Comment envisagez-vous la présidence de la CIL ?

 

Présider la commission interministérielle de labellisation, c’est, me semble-t-il, être à l’écoute des observations formulées par les experts chargés d’examiner les demandes de labellisation des centres de français langue étrangère et contribuer ainsi, à travers les exigences de ce label, à l’amélioration des conditions d’apprentissage du FLE, quels qu’en soient les objectifs. Il s’agit de soutenir la reconnaissance et de renforcer la communication autour d’un label, garantie de qualité pour les usagers. Les actions de promotion organisées par le CIEP contribuent aussi au partage des "bonnes pratiques" entre les représentants des centres, notamment lors de séminaires comme celui organisé le 17 mars 2014.

 

La France est aujourd’hui la troisième destination mondiale des étudiants étrangers. Quel rôle le label peut-il jouer pour soutenir la politique d’attractivité de la France ?

 

À travers la labellisation, c’est une véritable garantie de la qualité du service offert qui est proposée aux étudiants étrangers désireux d’améliorer leur pratique du français langue étrangère et du français sur objectifs universitaires. Permettre d’identifier à travers un label les centres engagés dans cette démarche qualité, c’est renforcer les dispositifs d’un accueil efficace de ces étudiants. C’est leur assurer des conditions d’apprentissage conformes à leurs attentes. Enfin, dans le cadre de la loi de juillet 2012 permettant l’organisation de cursus en langue étrangère incluant une formation en français pour les étudiants non francophones, un tel dispositif vient renforcer l’attractivité des cursus concernés.

"La labellisation, c’est une véritable garantie de la qualité du service offert qui est proposée aux étudiants étrangers désireux d’améliorer leur pratique du français langue étrangère et du français sur objectifs universitaires."

Comment assurer une meilleure promotion et communication du label au sein de l’enseignement supérieur en France ?

 

Les centres universitaires d’enseignement du FLE (ou FOS ou FOU) ont eux aussi intérêt à s’inscrire dans la démarche de labellisation. Par la garantie donnée, cela représente un "plus" dans le recrutement d’étudiants étrangers pour des cursus spécifiques, délivrés en français ou en langue étrangère. Des rencontres directes avec des responsables de centres universitaires de FLE, avec les représentants de l’ADCUEFE, qui regroupe un nombre important de directeurs de ces centres, une communication ciblée auprès de la CPU seraient sans doute aussi une bonne façon de faire connaître et reconnaître le label. Au niveau des ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche d’une part et des Affaires étrangères et du Développement international de l’autre, les responsables de la coopération internationale doivent eux aussi être sensibilisés à la démarche qualité impliquée par le label.